Comité des Chômeurs et Précaires

456 € UN COUP DE BLUFF !!

vendredi 7 mai 2010, 13:43

Effet d'annonce de ce " plan de rebond pour l'emploi " et la déception risque d'être énorme pour ceux qui arrivent au bout de leur allocation.

Chacune de ces personnes se verra proposer un contrat aidé, une formation rémunérée ou à défaut une allocation exceptionnelle jusqu'à 6 mois " une vraie mesure de solidarité " !!!

Mais qui y a t-il derrière l'écran de fumée ?nombres de ces mesures sont floues, soumises à conditions, écrites au conditionnel.

On ne peut identifier à l'avance les personnes qui retrouveront du boulot et si sur le million de fin de droit, certaines auront doit à l'ASS ou au RSA, c'est bien 535.000 personnes sans solution qui se partageront les solutions du plan, même si à force de dégonflement des statistiques on ramène le problème 35.000.

170.000 contrats aidés (120.000 CAE et 50.000 CIE) dans ce plan ! Ils sont d'ordinaire destinés aux chômeurs en difficultés sociales. Ce sont des temps partiels (20 h minimum) pays au SMIC sur lesquels l'employeur bénéficie d'exonération de cotisations et d'une prise en charge presque totale par l'état.

En fait ces contrats aidés sont déjà budgétisés. Pôle emploi va juste bousculer la file d'attente et proposer ceux-ci aux fins de droit même s'ils ne correspondent pas au public ciblé. Ainsi on oppose les demandeurs d'emploi entre eux : ce qui arrivent en fin de droit et ceux qui attendent l'insertion.

Ensuite la formation : 70.000 promet le gouvernement. 25.000 sont déjà prévus par Pôle emploi et bien sur pour les métiers en  tension, transports, BTP, restaurants, hôtellerie, service à la personne. Rien pour l'industrie, la construction. Les 45.000 autres seraient une 2ème étape. Mais l'état cherche 310 millions d'€ et bien sûr il se tourne vers les régions sans les avoir consultées et au mépris des difficultés qu'elles rencontrent suite au désengagement de l'état.

Le financement : l'enveloppe est de 220 millions d'€ pendant 6 mois maxi pour un montant de 456 € et…….calcul : donc seulement 110.000 chômeurs concernés. Par cette allocation en dessous du seuil de pauvreté. Allocation " attribuée en dernier recours " à " défaut de propositions de mesures
actives (formations et contrats aidés) " le défaut d'acceptation de ces mesures ne permettra pas de déclencher son versement ". Au nom des droits et devoirs des demandeurs d'emploi, ceux qui refusent seront écartés et le texte ne prévoit pas de motif de refus légitime. A cela s'ajoute des conditions de ressources c'est à dire la pris en compte des revenus du conjoint !!

Nous aurons donc le même phénomène que la fameuse prime de 500 € à destination des jeunes où seulement 30.000 d'entre eux ont pu en bénéficier quand 250.000 étaient prévus.

Quant on sait que l'emploi se détruit dans l'industrie, la construction, l'intérim,  on peut se poser la question de savoir où seront crées ces contrats et ces formations.

Ces propositions n'apporteront pas de réponse à la réforme des retraites que le gouvernement voudrait faire passer en force en quelques mois. Car ces emplois sous payés, exonérés de cotisations patronales vont continuer d'appauvrir la protection sociale.

Pour ces raisons les demandeurs d'emploi seront aux cotés des salariés le 1er mai pour défendre L'EMPLOI, LES SALAIRES, LA RETRAITE. Ce 1er mai sera une belle occasion à ne pas rater afin que le gouvernement cesse de se moquer, cesse de passer en force contre les
travailleurs.

NON À L'EXCLUSION DE L'INDEMNISATION PAR L'UNEDIC

vendredi 7 mai 2010, 13:41

Les licenciements n'en finissent plus et sont toujours plus massifs. Le coût de la vie ne fait qu'augmenter. La perspective d'un retour à un vrai emploi s'éloigne pour nombre d'entre nous.
La nouvelle convention chômage a exclu plus de 850 000 personnes du chômage en 2009. Il est prévu pour 2010, l'exclusion d'un million de privés d'emploi. La moitié d'entre eux vont basculer dans le RSA ou l'allocation spécifique de solidarité.
Comment peut-on vivre dignement avec 400 euros par mois ? Pire, plus de 450 000 personnes vont se retrouver sans aucun revenu !
Mois après mois, nous, précaires, sans-emploi, nous sommes poussés par la crise à la misère, par dizaines de milliers. Non seulement nous payons pour une situation dont nous ne sommes pas responsables, mais ceux qui en sont à l'origine, détruisent méthodiquement tout ce qui nous permettrait d'y faire face. Cela suffit !

PETITION

Nous voulons vivre, pas survivre ! LE 23 MARS 2010: manifestons

Nous ne voulons pas de ses stages bidon, de ces contrats aidés qui ne servent que les intérêts des entreprises, qui font baisser le coût du travail pour faire gonfler les profits et qui nous ramènent inexorablement à la case départ.

Ce que nous voulons c'est un véritable emploi choisi, correctement rémunéré, stable et qualifiant, ou à défaut un revenu de remplacement pour tous les privés d'emploi y compris les primo demandeurs.

Dans l'immédiat nous demandons des indemnités chômage des privés d'emploi en fin de droits, un assouplissement des règles d'accès à l'ASS.
Ces mesures peuvent êtres financées par la taxation des entreprises qui ont recours aux contrats précaires, par la suppression du bouclier fiscal.

Ils ont su injecter des milliards d'€ pour sauver les banques, qu'ils fassent de même pour créer de l'emploi, ils le peuvent en arrêtant les suppressions d'emplois dans les services publics, en développant ces mêmes services, en mettant en place un véritable plan industriel qui permettrait la création de milliers d'emplois.

Un million de fin de droits en 2010 ? La solution ! Exigeons la création d'un million d'emplois.

Faisons de ce 23 mars une journée de luttes et de succès revendicatifs, allons reprendre ce qu'on nous doit.

tract
Comité Départemental CGT des Chômeurs et Précaires
Maison des Syndicats
97, place de la Caserne Bosquet
bp114 Mont de Marsan
05/58/06/50/70
comite.chomeurs-precaires@cgt-landes.org 


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